Et puis funambulist ... mais aussi aux portes de l'oubli, et en fin de compte qui est actuellement en mode veille...


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31/01/2014

Le prévu et l'imprévu

    
Lundi 13 janvier 2014, Clinique Saint Pierre, Perpignan. Ce séjour-là n'était pas au programme. Dans l'urgence il a fallu accommoder.

(la photographie de la revue est de Mark Cohen)
        
Mardi 14 janvier 2014, Perpignan. Alors il convient de chambouler les plans sur la comète et de faire d'autres prévisions... mais de prévisions en prévisions le temps passe. Les "road-books" s'accumulent et ne servent plus à rien.
L'étonnant, après coup - cela demande à être vérifié - c'est de s'apercevoir que la route de P. aurait pu croiser la mienne qui pensait plutôt croiser celle de C. à Nice, un jour d'hiver...
      
 

05/11/2013

Feuille de mort / feuille de vie

     

Perpignan, dimanche 3 novembre 2013. On parle à tort et à travers de "feuilles de route", lesquelles ne sont jamais respectées. Ce sont des leurres qui laissent ou espèrent laisser croire que quelque chose va se passer, avec certitude, selon une chronologie bien établie, on va voir ce qu'on va voir !... en définitive, rien. Ce dimanche de Toussaint, je retrouve une feuille déchirée d'un cahier, et néanmoins gardée (pourquoi ?) où j'avais récapitulé ce qui nous était arrivé d'accidentel ou de dramatique durant la période octobre 2011 - février 2012. Une sorte de feuille de route qui fut exécutée, celle-là. Une feuille de route à-postériori en somme.
    
     

26/10/2013

La belle américaine

     

Dimanche 28 mars 2010 - Rn 9 / Mas Sabole.
Peu m'importe que la Rn 9 ait été rebaptisée D 900 puisque cela reste néanmoins "la route d'Espagne". Passant devant ce garage où quelques anciennes belles américaines attendaient d'improbables acheteurs, j'ai fini par m'y arrêter pensant qu'un jour ou l'autre il serait trop tard - on passe souvent devant des endroits dont on se dit qu'un jour, mais on a le temps, on s'arrêtera pour fixer le temps, l'instant... jusqu'au jour où il n'y a plus rien. Mon choix photographique s'est porté, arbitrairement mais avec le soucis de rester discret, sur une Chevrolet Bel Air.
J'ai publié une photographie faite ce jour-là, dans un blog "de l'époque" qui s'intitulait "le temps photographié" dont, bien sûr, je n'ai gardé aucune trace.
 
Dimanche 20 octobre 2013 - Rn 9 / Mas Sabole.
Du temps a passé. Pas énormément mais suffisamment pour que certains paysages ou certains environnements se transforment. Pour que des choses changent. Le garage borde pourtant toujours la Nationale. La Chevrolet Bel Air est toujours à la même place mais les autres américaines se sont envolées. La végétation alentour semble vouloir faire la peau à la survivante. Une fois encore je me suis arrêté.
  
      

06/09/2013

Petit paysage en noir et blanc (28) - L'étang

  
Montfort-le-Gesnois - jeudi 23 avril 2009


Jour de brume -
les nymphes du ciel
auraient-elles le vague à l'âme ?
Kobayashi Issa
    
    

17/07/2013

1976 - One More Cup Of Coffee

      
Paris - mercredi 19 novembre 2008
      
    

15/05/2013

L'écran blanc de mes nuits noires

       
Mas Sabole - lundi 9 février 2009
     
       

24/04/2013

Les yeux de la mort

   
Genova - mercredi 23 juin 2010
      

Je ne suis pas arrivé à Gênes comme ça, par hasard. Une étape d'un itinéraire quelconque. Non.
       
Peut-être parce que cette voie urbaine, la sopraelevata Ado Moro m'intriguait depuis fort longtemps et qu'il faut se rendre physiquement sur ce genre de lieu pour tenter de comprendre la fascination qu'on en a.
Et puis il y avait eu, surtout, le G8 en 2001 et les violentes manifestations associées. Et alors la mort de Carlo Giuliani, le vendredi 20 juillet 2001 Piazza Alimonda, tiré comme un lapin, à bout portant.
Je mets une photo de presse (dont j'ai oublié l'origine) de cette situation... Carlo, son débardeur blanc, sa cagoule noire, et rouge de son sang, et ce rouleau de scotch d'emballage à la présence énigmatique, autour de son bras.

Mais cette photo ne peut pas rester seule. Elle est simplement mais diaboliquement factuelle - la vie s'est bien échappée, rouge sombre, une rivière de vie - et on peut l'associer à une autre reconnue "artistique" par l'intelligentsia - qu'est-ce que cela peut bien vouloir signifier ? - de M. Alvarez Bravo, "Ouvrier en grève, assassiné".

Je place ces deux photographies au même niveau. Les deux me bouleversent de la même façon, avec la même violence.
       
       

01/03/2013

Le vent l'emportera

          
Rivesaltes - décembre 2010
     

21/02/2013

Até já meu amor

       
Tavira - mai 2010
       
Tavira estaçāo.
Deux personnages de bronze (?) se font un signe d'au revoir ou d'adieu, on ne sait pas encore. 
On passe en ne les voyant pas ou ne voyant qu'un des deux. Alors on oublie cette guerre coloniale d'Angola et les morts qui l'accompagnèrent... mais l'on n'a pas d'excuse, le soldat est bien là, et pour un bon moment, et sa belle aussi. D'ailleurs tout le temps que je resterai là, à les regarder et à les photographier, pas un ne fera un pas qui les séparerait un peu plus, peut-être pour toujours, l'un de l'autre.
C'était la guerre. Il allait y avoir la Révolution des Œillets, et avec elle, peu après, l'indépendance de l'Angola.
      

30/01/2013

Unchain my heart

         
 Huelva - mai 2010
      
        
      
     

30/11/2012

Camarón de la Isla was still alive

 
Home - novembre 1983
  
(also as #136#)
         

17/08/2012

En attendant... la fin du cinéma ?

Ulysse et Michel-Ange à Barcelone


    
J'ai fait cette photographie le premier jour de l'exposition "Número tres. De la casa a la fàbrica" (Numéro trois.  De la maison à l'usine) à La Virreina - Centre de la Imatge (voir ici) à Barcelona.
Sur un écran était projeté Les Carabiniers de Jean-Luc Godard. Pour mémoire j'ai fait une photographie, le sous-titrage indiquait à cet instant "la vil-la Mèdici !" quand Ulysse et Michel-Ange énumèrent en les sortant d'une valise-butin et en les exhibant, les cartes postales-trophées d'endroits remarquables qui sont pour eux autant de titres de propriété.
Une jeune femme est venue s'asseoir devant moi, alors, comment aurait-il pu en être autrement, j'ai fait une seconde photographie sans choisir le sous-titrage... à cet instant il semble qu'Ulysse jette sur la table une carte postale du grand magasin Schocken de Stuttgart (architecte Erich Mendelsohn). 
La jeune femme n'était pas née quand ce film est sorti...

15/08/2012

En attendant... l'oubli ?

Le trou noir

Ménestreau en Villette - mardi 10 mai 2011
   

21/05/2012

D'outre tombe



         
Bergerac - 17/4/2012